Un renard pour un chat
Au cœur de la nuit, battante Ma peau confuse et palpitante Je n’sais plus si mon corps Au petit matin Est encore le mien.
Mais à l’heure où l’on dit Tous les chats sont gris J’ai laissé s’échapper Par une poche trouée Mes plus belles utopies.
J’ai pris un renard pour un chat J’ai pris du vin pour du raisin J’ai perdu l’innocence Trouvé l’ivresse.
Au corps de la pluie, amante Mon âme perdue (et) perdante Je n’sais plus si mon cœur Au soleil naissant Est encore vivant.
Mais le jour où j’écris Que tout est fini On m’a rattrapé Avec un tour habile Un mensonge subtil
J’ai pris un renard pour un chat J’ai pris du vin pour du raisin J’ai perdu l’innocence Trouvé l’ivresse.
Au sang d’un jour (fini), mutante Mes sens éteints, moi consciente Je n’sais pas si quelqu’un Aux abords du bois Entendra ma voix
Mais soudain je crie Maint’nant ça suffit Je me relève et Je troque la chaleur Contre la liberté
J’ai pris un renard pour un chat J’ai pris du vin pour du raisin J’ai perdu l’innocence Trouvé l’ivresse.
J’ai pris un porche pour une arche J’ai tendu des perches à des porcs J’ai perdu l’ivresse Trouvé la bassesse
J’ai pris un renard pour un chat. Perdu un proche, pris le cafard Repris la marche, trouvé la trêve. Perdu l’ivresse, trouvé l’espoir.